Vaincre ses pensées négatives en prenant soin de son ventre

Cet article t'est présenté dans le cadre de l'événement inter-blogueurs de Grégory, auteur du site Prendre Confiance. Le défi consiste à publier un article sur le thème "Comment vaincre ses pensées négatives". À l'issue de cet événement, tous les conseils et astuces des participants ont été rassemblés dans un e-book que tu peux télécharger gratuitement.

Les pensées négatives ne sont pas une mauvaise chose en soi si elles nous poussent à réagir. C'est un signal que quelque chose ne va pas et qu'il y a des ajustements à faire. Mais dès lors qu'elles sont récurrentes et tournent en obsession, c'est la porte ouverte à la dépression. 

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Notre état d'esprit influence tous les domaines de notre vie : notre travail, nos relations, nos projets, notre évolution, nos actions, nos comportements... et notre santé. 

Les pensées négatives accentuent l'état de stress. Le stress favorise une mauvaise digestion, créé de l'acidose, augmente l'état inflammatoire du corps et affecte notre système immunitaire. Au final, les mécanismes de notre organisme se dérèglent entrainant une grande variété de symptômes dont la perte ou la prise de poids.

Tu comprends pourquoi il est dans ton intéret d'agir rapidement.

Dès lors qu'on parle de "pensées", bien sûr on imagine que tout se passe dans la tête. Car c'est dans cette partie de notre corps que sont créées nos pensées. Quand nous nous sentons très mal, nous consultons un psy-chologue ou un psy-chiatre, un docteur qui s'occupe de notre psyché.

Alors, pourquoi ce mystérieux titre ? Que vient faire le ventre dans cette histoire ? C'est ce que nous allons explorer dans cet article. Je vais t'expliquer de quelle manière ton ventre interagit avec ton cerveau. 

Pour cela, il faut d'abord mettre tes croyances de côté, faire taire ton mental et écouter ce que ton ventre a à te dire. Il se pourrait bien qu'il soit ton meilleur allié pour ne plus avoir de pensées négatives récurrentes ! 

"Les pensées négatives, c'est dans la tête "

Je vais te faire un aveu. La première fois que j'ai entendu parler de cette histoire de ventre qui pouvait influencer nos émotions, je n'y ai pas cru.

Avant d'explorer le monde de la physiologie humaine, j'étais une grande adepte de développement personnel. Je pensais que tout se passait dans la tête et que, simplement en changeant mes pensées et mes croyances, un monde bien plus lumineux s'ouvrirait à moi. 

Je n'avais pas tout à fait tort, on sait à quel point la force du mental peut nous faire soulever des montagnes. Mais il me manquait un paramètre essentiel dont je n'avais pas conscience.

J'étais quelqu'un d'émotionnellement fragile, anxieuse. Je n'avais pas confiance en moi et encore moins en la vie. De plus, mes conditions de vie depuis ma tendre enfance n'avaient rien à envier : précarité, environnement nocif et par dessus tout, je vivais avec un syndrome d'Asperger non identifié. 

pensées négatives

La découverte du développement personnel - et en parallèle de la spiritualité - a été une véritable bouffée d'oxygène dans ma vie.

Petit à petit, j'ai appris à mieux me connaitre pour pouvoir développer mes points forts et compenser mes faiblesses. J'ai rééduqué mon cerveau en modifiant mes croyances et mes comportements à l'aide de méthode telles que l'EFT ou la PNL (programmation neuro-linguistique).

Hélas, chacune des méthodes testées, aussi efficaces soient-elles, ont fini par montrer leurs limites. Je passais par des épisodes de désespoir, frôlant parfois la dépression. Et même lorsque ma météo intérieure était au beau fixe, je sentais toujours un petit quelque chose de négatif en arrière plan qui pouvait se réveiller et me surprendre à n'importe quel moment.

C'est en prenant sérieusement ma santé et mon hygiène de vie en main que tout a basculé.  

Le ventre, notre deuxième cerveau

Les scientifiques ont découvert durant cette dernière décennie que le ventre contenait plus de 200 millions de neurones ! C'est à peu près l'équivalent du nombre de neurones contenus dans le cortex cérébral d'un chat.

On dit même que le ventre est notre deuxième cerveau !

chat surpris

On appelle notre cerveau du haut système nerveux central, tandis que celui du bas se nomme système entérique. Tous deux s'échangent des informations grâce au nerf vague qui les relie. Nos deux cerveaux sont donc parfaitement connectés. 

D'ailleurs, nous en avons tous déjà fait l'expérience. Qui n'a jamais ressenti la boule au ventre avant de passer un examen ? Les plus sensibles d'entre nous peuvent déclencher des nausées ou une envie pressente d'aller à la selle à la moindre petite émotion !   

C'est donc la preuve que nos émotions entrainent des réactions physiques dans notre corps et particulièrement dans le ventre.

Autre découverte majeure, nos deux cerveaux présentent la même complexité chimique. En effet, ils utilisent les mêmes neuro-transmetteurs dont une hormone qui nous intéresse tout particulièrement : la sérotonine.

La sérotonine a plusieurs fonctions. Dans le système entérique, elle rythme le transit intestinal et régule le système immunitaire. Mais lorsqu'elle est libérée dans le sang, elle agit au niveau du cerveau et en particulier dans l’hypothalamus qui participe à la gestion de nos émotions.

Et cette fameuse hormone est produite à 95%... dans les cellules de nos intestins ! Héhé 😎

Si notre système nerveux central (cerveau) impacte notre système nerveux entérique (ventre), on peut désormais supposer que l'inverse est vrai aussi.

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin et allons encore plus loin.

pensées négarives ventre

La fabuleux monde du microbiote

Notre ventre renferme à lui tout seul un véritable écosystème dans lequel chaque jour s'affrontent des espèces protectrices et des prédateurs. Ce sont les bactéries.

Notre colon et notre intestin grêle abritent plus d'un millier d'espèces différentes qui se logent dans la muqueuse intestinale. Notre population bactérienne varie selon ce que nous avons reçu à la naissance mais aussi selon notre environnement et ce que nous mangeons.

Leurs rôles sont de décomposer les restes d'aliments que le corps ne peut pas digérer, d'apporter de l'énergie, de fabriquer certaines vitamines (B5, B8, B12, K...), de désintégrer les toxines et de participer au bon fonctionnement du système immunitaire qui détruit les hôtes indésirables, tels que les virus et les parasites.

Les bonnes et les mauvaises bactéries 

Des études ont mis en évidence que les bactéries pouvaient avoir un impact sur notre comportement. Ainsi, en injectant des bactéries dans l'intestin de souris, ces dernières passaient de craintives à téméraires et vice versa, selon les souches injectées.

Par exemple, en donnant aux souris du lactobacille - une bactérie connue pour ses effets bénéfiques - celles-ci présentaient un taux de stress moins élevé et davantage de performances que leurs congénères qui n'en avaient pas reçu. 

Ce qui est vrai pour les bactéries l'est aussi pour d'autres micro-organismes tels que les parasites ou les champignons.

Prenons le cas du taxoplamosa gondii, un parasite transmis par le chat. Les souris infectées par la taxoplamose développent des comportements "kamikazes". Au lieu de fuir leur prédateur, elles passent tranquillement sous son nez. 

Chez l'être humain, des études ont démontré que la présence de taxoplasma gondii dans l'organisme pouvait entrainer des troubles neurologiques voire des comportements suicidaires. 

Mais attention, il est parfois difficile de qualifier un micro-organisme de bon ou de mauvais. En effet, certains dits "mauvais" sont bénéfiques en quantité réduite et deviennent nocifs uniquement lorsqu'ils prolifèrent. 

Tout est une question d'équilibre.

La porosité intestinale

Autre facteur aggravant, l'état de notre paroi intestinale.

La paroi intestinale est une barrière entre ce qui circule dans les intestins et ce qui passe dans le sang. Composée d'une très fine couche de cellules, elle peut facilement être altérée et devenir poreuse si on n'en prend pas soin. 

Lorsque la paroi intestinale est poreuse, elle laisse passer dans le sang des hôtes indésirables : parasites, bactéries, toxines et neurotoxines

Prenons le cas du gluten.

Le blé actuel que nous trouvons dans le commerce a été si transformé au fil du temps que notre corps n'est pas constitué pour le digérer correctement. Notamment à cause de sa charge en gluten qui est beaucoup plus élevée que dans les blés anciens. 

Le gluten est un neurotoxique, c'est-à-dire qu'il impacte notre système nerveux. En cas de porosité intestinale, il passe dans le sang et altère nos fonctions cognitives. Nombres de troubles psychologiques et maladies psychiatriques (dépression, anxiété, phobie, addiction, bipolarité, schizophrénie...) sont à mettre en lien avec la consommation de gluten et autres neurotoxines. 

Pour le vérifier, rien de plus simple. Stoppe totalement ta consommation de gluten durant 3 semaines et observe ton comportement. Il y a de fortes chances que tu te sentes plus joyeuse et enthousiasme.

Lorsque j'ai commencé ma transition alimentaire, j'ai arrêté de consommer du gluten durant deux mois avec des effets bénéfiques sur mon corps et dans ma tête.  Puis, j'ai passé 3 jours chez des amies à me gaver de délicieux plats glutenneux. De retour chez moi, j'ai traversé la plus grosse crise de désespoir de ma vie !

Comme un match de ping-pong 

Mais revenons à mon expérience. Tandis que je me suis mise à écouter rigoureusement mon corps avec mes yeux d'apprentie en physiologie humaine, je me suis aperçue que mon ventre et mon cerveau jouaient à un drôle de jeu.

Lorsque je prenais conscience d'une pensée négative dans ma tête, celle-ci descendait jusque dans mon ventre sous forme d'inconfort, puis remontait dans ma tête sous forme de pensées négatives plus intenses et ainsi de suite... jusqu'à ressentir un mal-être dans le ventre et des pensées devenues envahissantes, comme des obsessions.

C'était comme si mon ventre et mes pensées jouaient un match de ping-pong et où chacun se renvoie la balle de plus en plus fort...

Quand j'ai commencé à prendre soin de mes intestins, s'en fut terminé ! Plus de match de ping-pong. La pensée négative surgissait - ne va pas croire que je n'en avais plus - mais n'allait plus se loger dans mon ventre qui lui ne renvoyait plus la balle. Ainsi, elle restait au stade de pensée négative non envahissante.

À ce stade, il devient beaucoup facile de la neutraliser en quelques minutes, soit en l'analysant, soit en la balayant. Elle ne tourne plus à l'obsession. 

Comment prendre soin de ses intestins ?

La première chose à faire est de faire le ménage dans ses intestins. On n'imagine même pas toute la matière qui peut être stockée dans un intestin, putréfiant, accrochée aux parois depuis des lustres.

Le nettoyage peut se faire à l'aide de plantes, de psyllium ou encore de lavements et d'hydrothérapie du colon (oui bon ok, c'est pas très glamour mais quand les pensées négatives envahissent le ciboulot c'est souvent bien plus efficace qu'une séance chez le psy !). 

Après quoi, il est nécessaire d'adopter de bonnes habitudes  :

  • Éviter les antibiotiques lorsqu'ils ne sont pas essentiels. Les antibiotiques ont longtemps été prescrits à foison. Or, ils tuent autant les mauvaises que les bonnes bactéries. 
  • Éviter l'alimentation industrielle et transformée qui demande un gros travail de digestion, affaiblit l'organisme et rend la paroi intestinale poreuse.
  • Réduire le gluten et la caséine (protéines du lait) qui sont des neurotoxines.
  • Réduire l'exposition aux produits chimiques (pesticides, additifs) et perturbateurs endocriniens.
  • Éviter les sources de stress y compris l'exposition aux ondes électromagnétiques quand cela est possible. Les promenades dans la nature avec le portable en mode "avion" sont les bienvenues.
  • Inclure des aliments "probiotiques" dans ses repas (légumes lacto-fermentés, choucroute, yaourt fermentés, miso, kéfir, kombucha...).
  • Faire le plein de minéraux (fruits, légumes, jus vert, eau de mer...) pour reconstruire la barrière intestinale.
  • Consommer de bonnes graisses (huile de coco, huile vierge pressée à froid, beurre cru, ghee, avocat...) pour soutenir la barrière intestinale.
  • Ajouter des fibres pour favoriser un bon transit intestinal. Les bactéries sont friandes de fibres et s'en servent pour fabriquer vitamines et acides gras.
pensées négatives

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En conclusion...

Maintenant que tu comprends le lien entre ton ventre et ton cerveau, tu sais ce qu'il te reste à faire pour ne plus être victime de pensées négatives : prendre soin de tes intestins. 😎

Il est sans aucun doute possible de neutraliser des pensées négatives, même envahissantes, par la force du mental. Cependant, cela va te demander une énergie incroyable. C'est comme si tu pédalais à vélo en première vitesse sur un terrain plat. Oh avec beaucoup de courage tu arriveras sans doute à destination... mais quelle énergie dépensée à pédaler dans le vide.

De plus, forcer le mental c'est ignorer les messages de ton ventre qui t'indiquent que quelque chose ne tourne pas rond. Prendre soin de son corps, c'est prendre soin de son esprit !

C'est quand même bien foutu le corps humain, tu ne trouves pas ? 😃

Cela dit, une bonne hygiène intestinale n'empêche pas d'avoir des pensées négatives et ne résout pas les traumatismes. Elle ne remplace pas un travail thérapeutique lorsque cela s'avère être nécessaire, ou d'avoir recours à des méthodes de développement personnel. Mais un ventre au top de sa forme fait de lui un super allié au quotidien !  

Et puis, rappelle-toi, une bonne hygiène intestinale, c'est aussi un facteur de bonne santé !

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  • Estelle dit :

    Hello
    C’est vrai qu’on y pense pas assez à notre ventre et j’en fais parti, de la à partir sur un régime sans gluten il y a une marge…que je ne suis pas prête à franchir dsl. Par contre je n’ai rien contre “nettoyer” mes intestins, ca tombe bien le printemps arrive :-). Non plus sérieusement je pense que tu as raison, le corps est une belle machine qui fonctionne bien et surtout quand tout le circuit fonctionne bien ventre y compris.
    Bises

    • Angélique dit :

      Bonjour Estelle !

      Et oui, le corps est une superbe machine qui fonctionne merveilleusement bien lorsqu’on lui donne les conditions adéquates 😀

      Le régime sans gluten strict peut sembler extrême en effet mais il s’adresse en premier aux personnes qui ont des pathologies physiques (ou mentales). Cela dit, diminuer sa consommation ou choisir des blés anciens qui n’ont pas ou peu subi de transformation génétique ne fait de mal à personne ! Il existe plein de farines à découvrir (sorgho, kamut, riz, châtaigne, lin, coco etc…) 😀

      Au plaisir de te lire !

      • Susse dit :

        Oui, mais comment modifier sa façon de manger quand on ne sait pas par où commencer? Quand on ne sait pas cuisiner tous ces aliments? Quand on a deux ados accro au gluten????

        • Angélique dit :

          Pour commencer, on adopte la méthode des petits pas : modifier ses habitudes à son rythme plutôt que de vouloir tout transformer du jour au lendemain 😃

          On peut commencer par remplacer l’alimentation industrielle par plus de fait maison (même avec gluten). Si en plus, on sélectionne des produits de qualité, c’est encore mieux !

          Une autre méthode consiste à “ajouter” plutôt que supprimer”. Par exemple, ajouter plus de fruits et légumes frais (sous forme de crudités) dans son alimentation, sans changer le reste de ses habitudes, cela ne demande pas beaucoup de préparation.

          La cuisson est importante également. Privilégier une cuisson à la vapeur douce plutôt que les grillades ou les fritures.

          Pour diminuer le gluten, on peut remplacer certains produits par leur homologue sans gluten. Par exemple, les craquottes “Pain des Fleurs” sont idéales pour remplacer le pain ou les biscottes du petit-déjeuner. On en trouve à base de farine de sarrasin, de châtaigne, de lentilles etc…

          On peut apprendre à dégluteniser ses plats en découvrant de nouvelles farines ou de nouveaux produits, il existe aujourd’hui des milliers de recettes très faciles à faire qu’on trouve facilement sur internet !

          Le truc, c’est de ne pas se mettre la pression, y aller progressivement, à son rythme et surtout prendre plaisir à découvrir ses nouveaux produits et ses nouvelles saveurs !

  • SD dit :

    Merci pour cet article très interessant et qui me passionne depuis plusieurs années car j’ai des pb de candidose et ayant fait ts les docteurs, une naturo m’a dit que cela venait de mon alimentation ! Ayant comme toi (avant) un manque de confiance en moi, mon anxiété me bouffe ma vie et mes régimes sans sucre ne sont que éphémères . Pourtant ayant bcp de personne autour de moi keto/vegan ou autre, je n’ai pas encore ce declic pr adopter ce mode de vie mais je sais pas en te lisant, j’ai l’impression qu en prenant plus soin de moi et de mon intérieur j arriverai à trouver la paix intérieure, et je te remercie pour ça !

    • Angélique dit :

      Bonjour SD,

      Ah la candidose ! Je me bataille avec une rechute de candidose digestive depuis quelques mois suite à une grosse période de stress. Alors certes, un régime sans sucre peut faire baisser la population de Candida mais ce n’est pas une solution à long terme. Si tu veux en savoir plus je te conseille cette excellente vidéo de Thierry Casasnovas qui explique bien pourquoi il y a présence de Candida dans notre corps et comment rééquilibrer notre population bactérienne.

      https://www.youtube.com/watch?v=EiQ_Z2tw2AU

      L’alimentation joue un grand rôle mais le stress et l’épuisement chronique sont des facteurs tout aussi important !

      Ravie d’avoir provoqué un petit déclic 😊

  • Céline dit :

    Bonjour Angélique,
    Je trouve votre article très intéressant. On travaille souvent notre côté psychologique tout en oubliant que notre corps nous parle et nous appelle à l’aide. Est ce que vous pensez qu’un massage abdominal peut venir donner un coup de pouce à ce processus ?

    • Angélique dit :

      Oh que oui ! C’est même une excellente idée ! Le massage abdominal favorise le transit et donc une meilleure élimination des déchets 😀

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