Végétarien ou Omnivore ? Quel est le meilleur régime pour prendre du poids ?

Le végétarisme est devenu super tendance ces dernières années. Effet de mode ou mode de vie, ce régime alimentaire séduit de plus en plus de personnes soucieuses de leur santé, de ​la préservation de l'​environnement et bien sûr, du bien-être animal​. 

​À l’extrême opposé, l'émergence du régime carnivore, basé uniquement sur la consommation de produits animaux, ​fait son apparition sur les réseaux sociaux​. Entre ​ces deux extrêmes, s'étend une panoplie de diètes en tout genre : paléo, cétogène, hyper-protéiné... 

Toi, qui es sans doute soucieuse de ton alimentation, tu as de quoi t'y perdre ! Et je te comprends pour être aussi passée par là.​ ​😰

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En 2004, je me suis lancée dans le végétarisme sans rien y connaitre, sans internet et ​sans personne pour me guider.​​ Quelques années plus tard, je me suis demandée si j'avais réellement fait le bon choix pour ma santé, en dépit de mes valeurs et de mes bonnes intentions. Avec du recul et mes connaissances actuelles, je peux t'affirmer que je m'y serais prise totalement ​différemment si j'avais eu les bonnes informations au moment de ma transition !

Peut-être te poses-tu ces mêmes questions en ce moment-même. Peut-être te demandes-tu si ton régime alimentaire actuel est adapté à tes besoins et à ta prise de poids...

Dans cet article, nous allons nous attarder sur la nécessité de manger ou non des produits animaux ​de manière à ce que tu puisses ​choisir ton régime alimentaire ​selon tes valeurs, sans toutefois négliger les besoins spécifiques de ton corps. 

végétarien ou omnivore

​​L'homme ​est-il végétarien ou omnivore par nature ?

On pourrait débattre des heures sur les multiples théories stipulant que l'homme est par nature végétarien ou omnivore. Or, ces débats servent la plupart du temps à justifier nos choix alimentaires, qu'on soit végétarien ou omnivore.​ ​

​Sans rentrer dans la polémique, j'ai toutefois choisi de m'arrêter sur l'une d​e ces théories qui a particulièrement suscité mon intérêt​. Bien sûr, libre à toi d'y adhérer ou de la réfuter. ​ 

​Du minéral au végétal :

​La nature est dotée de trois grands règnes : le règne minéral, le règne végétal et le règne animal incluant l'homme. Ces trois règnes ​​sont composés de la même substance, des mêmes atomes, mais vibrant à des degrés d'évolution différents. Chacun de ces règnes participe activement à l'évolution du suivant.

Ainsi, Norman Walker disait : 

​"Le règne minéral contient tous les atomes composant ce monde, sous la forme inerte. Chacun de ces atomes, quand il est à l'état minéral, a un certain taux vibratoire mais le principe de vie n'est pas là. (...)

En tant qu'éléments inertes, il ne peuvent pas se développer de manière constructive tout seuls. Ils se désintègrent, et quand ils sont désintégrés, ils sont absorbés par la végétation et c'est par ce moyen seulement qu'ils deviennent animés du principe de vie. C'est seulement par le processus de développement de la plante que les atomes peuvent devenir vivants.

Le but même de la création du règne végétal est de donner vie aux atomes, de convertir des atomes minéraux inertes en organismes vivants."

Le guide de l'alimentation végétarienne, Norman Walker

​Un chouette livre que je te recommande, ​que tu sois végétarienne, ou pas !

Du végétal à l'animal :

Le philosophe ​Rudolf Steiner ​part du même principe en poussant l​e processus ​encore plus loin, qu'il nomme le processus d'organisation.

"En tant qu'un organisme physique, l'homme est ainsi fait qu'il est en état de participer au processus d'organisation jusqu'au point où les plantes l'ont amené et ensuite, de le conduire plus loin. {...}

Supposons maintenant le cas le plus commun : l'homme mange l'animal. Dans l'animal, nous avons devant nous un être vivant qui a déjà poussé le processus d'organisation plus loin que la plante. {...} Il se produit alors ce qui suit : l'homme n'a plus besoin d'employer les forces internes qui étaient nécessaires pour consommer la plante. S'il avait dû commencer à organiser les éléments de sa nourriture là où la plante avait cessé de le faire, il aurait dû utiliser une certaine sommes de forces. Or elles restent inemployées quand il mange l'animal, car celui-ci a déjà conduit l'organisation de la plante à un degré supérieur. {...}

Or le bon état de son organisme ne consiste pas à travailler le moins possible, mais au contraire, à mettre toutes ses forces en activité. {...}

Il condamne ainsi une certaine somme de forces en lui-même à l'inaction et ce qui est ainsi condamnée à l'inaction dans l'organisme a pour effet immédiat de paralyser, durcir et laisser en friche les organisations en question qui devraient être actives. De sorte que l'homme tue une partie de son organisation ou du moins le paralyse quand il mange l'animal."

Alimentation et développement spirituel - Rudolf Steiner

​À lire si tu es ouverte d'esprit et si tu aimes faire travailler tes méninges ! Sinon, passe ton chemin...

lecture intellectuelle

Manger l'animal, ​le choix de la facilité ? 🧐

​​Si on en croit Steiner, ​manger de la viande, c'est un peu comme... manger un plat préparé que tu réchauffes 2 minutes au micro-ondes, plutôt que de te mettre aux fourneaux et de concocter ​un bon petit plat maison. 

Le résultat est le même : avoir l'estomac bien rempli. En revanche, tu ne mobilises pas les mêmes forces ​si tu prends le temps de choisir des produits frais, les éplucher, les couper, les marier entre eux... ​que si tu ​te contentes de sortir ta barquette du frigo et de l'enfourner 2 minutes dans le micro-ondes !

Ou mieux encore ! Manger de la viande, c'est comme... acheter des fruits pré-épluchés sous plastique parce que ça te gonfle de les éplucher ! Quoique, je me demande s'il n'est pas plus rapide de couper l'avocat en deux que de l'extraire ce foutu emballage ! 😅

Bref, c'est la voix de la fainéantise facilité. 

fruits épluchés et emballés sous plastique

​Non mais sérieux !
Qui peut acheter ça ? 😖

​Lorsque les animaux mangent des végétaux, ils opèrent différents processus de synthèse ​qui consistent à transformer le végétal en d'autres substances nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme. L'homme est par nature, capable d'opérer ces mêmes synthèses. ​Mais lorsqu'il mange l'animal, il ​se décharge de cette fonction. C'est comme s'il mangeait un produit ​​tout prêt.

Étant donné que nous mangeons des animaux depuis ​des milliers de générations - et que notre alimentation s'est ​amplement détériorée avec l'émergence de l'industriel - les forces qui nous permettent de manger ​uniquement des végétaux se sont considérablement amoindries. 

C'est comme si, à force d'acheter des fruits​ et légumes sous vide, tu ne savais plus comment les éplucher ! (On est d'accord, ça craint... 😓

​Trois exemples concrets pour mieux comprendre : 

Les protéines :

​Les protéines issues du règne végétal sont des protéines à l'état brut que l'organisme doit extraire de leur cellulose avant d'être utilisées. De plus, celles-ci ne contiennent pas toutes les acides aminées requises, si bien qu'il est nécessaire de varier ses apports pour bénéficier de la totalité.​

​​Lorsque tu manges l'animal, celui-ci a déjà extrait les protéines végétales de leur cellulose et a opéré les synthèses nécessaires à la transformation des protéines ​végétales en protéines complètes, ces dernières étant plus facilement assimilables par l'organisme. C'est comme si tu mangeais des protéines ​prêtes à l'emploi​​.  

Les acides gras oméga-3

La même chose se produit avec les oméga-3. Dans la famille des omega-3, nous pouvons distinguer 3 acides indispensables au bon fonctionnement de notre organisme : ALA produite par les végétaux, EPA et DHA produites par les animaux. ​

Lorsque l'animal mange les végétaux, il synthétise ses propres omega-3 EPA et DHA à partir des omega 3 ALA.

Nous avons également cette capacité de synthèse mais celle-ci requiert un système digestif fonctionnel, le foie en particulier. Si ce dernier n'est pas en mesure d'opérer ces transformations, il en résultera des carences.

La vitamine B12 ​​​:

Issue des produits animaux, on ne la trouve ​quasiment nulle part dans les végétaux sous forme assimilable. Et pour cause, la vitamine B12, est produite par des bactéries dans notre colon (ou dans le colon des animaux). ​

Cette production va donc dépendre de l'état de notre flore intestinale, laquelle est ​relativement calamiteuse chez la grande majorité des individus ! ​🙄

La facilité est donc d'aller la trouver directement chez les animaux. 

​Tu me donnes ta B12
mon chatounet d'amour ? 😍

câlin chat

​Dans un ​contexte optimal, si on en croit la théorie de Rudolf Steiner, notre corps serait fait pour extraire et synthétiser tout ce dont il a besoin à partir des végétaux.​

​Or, ceci n'est possible qu'à la seule et unique condition que l'organisme ​ait les ressources nécessaires. C'est-à-dire qu'il ait un système digestif ​au top de sa forme, une flore intestinale chargée de bonnes bactéries, ainsi qu'un système nerveux à toute épreuve !

​À notre époque, ​qui peut réellement se venter ​de réunir ces trois conditions ?​
À ma connaissance, pas grand monde hélas... 😔

Les ​​super challenges des personnes maigres

​Dans mon guide gratuit 10 conseils erronés pour prendre du poids sainement et durablement, j'ai mis en évidence ​quelques unes des nombreuses problématiques que rencontrent fréquemment les personnes qui n'arrivent pas à prendre du poids. ​

Ainsi, je t'ai​ parlé d'épuisement chronique, de déminéralisation, de capacités digestives réduites, de mauvaise ​assimilation ou encore de dysbiose intestinale. 

Et oui, rien que ça ! 😰

​​​Avant de réveiller tes capacités latentes et participer activement au processus d'organisation, tu as des challenges prioritaires à relever :

  • Booster tes capacités digestives
  • Booster tes capacités d'assimilation
  • ​Retrouver une flore intestinale saine
  • Reminéraliser tes tissus
  • Régénérer ton système nerveux
  • Etc...

​​Reprenons l'analogie de notre barquette p​rête à l'emploi réchauffée au micro-ondes 😎

​​Tu as passé une journée épouvantable, tu rentres du boulot éreintée, ​tu n'as qu'une envie ​: te mettre au chaud sous la couette. Mais tu as affamée. Tes placards sont vides, les magasins sont fermés à cette heure si tardive et puis de toute façon, tu n'as plus aucune énergie pour te mettre aux fourneaux... Heureusement, une délicieuse barquette à réchauffer 2 minutes au micro-ondes t'attend bien sagement dans le frigo ! 😍

​Dans ce cas précis, ​céder à la facilité ​n'est pas de la fainéantise, c'est s'adapter ​en fonction de tes besoins du moment et de ton environnement. 

(En revanche, soyons clair, tu n'as aucune raison valable de céder aux fruits pré-épluchés sous plastique. Aucune raison ! 😤

​Manger des produits animaux ou sous-animaux peut devenir dans certaines situations un​e option intéressante.​ C'est le cas lorsque tu es profondément ​épuisée, que ton organisme est dysfonctionnel et qu'il ne peut plus opérer correctement les synthèses à partir des seuls végétaux.

Des nutriments prêts à l'emploi​ issus des produits animaux lui seront d'un grand secours ! À condition​, évidemment, de bien les choisir et de les consommer avec parcimonie.

​Produits végétaux VS produit animaux

​Maintenant que tu as compris ​ce qui différencie les produits végétaux des produits animaux, nous allons mettre en lumière ce que peuvent t'apporter les uns et les autres, ou t'être néfaste selon le contexte. ​

🌾

Mère nature a mis à disposition une si grande diversité de végétaux qu'il serait bien dommage de ne pas profiter de leurs délicieuses saveurs et de leurs bienfaits. Le champ des possibilités s'ouvre à l'infini : fruits, légumes, plantes, céréales, graines, légumineuses, oléagineux...

Consommés à l'état brut ou selon un mode de préparation qui n’altère pas ou peu leur​s propriétés, les végétaux apportent exactement tout ce que ton organisme a besoin : des micro-nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments...) et des macro-nutriments (protéines, sucres et graisses). 

L’alimentation végétale a l'avantage d'être variée, pauvre en acides gras saturés et riche en fibres. 

Leurs inconvénients dans un contexte pathologique

Les inconvénients des végétaux doivent être pris en compte dans un contexte pathologique, c'est-à-dire lorsque tes capacités de digestion et d'assimilation ne sont pas des plus performantes.

Une mauvaise digestion des protéines : ​les protéines végétales requièrent un système digestif au top pour être parfaitement bien assimilées. ​

Une mauvaise conversion des oméga-3 ALA : ce qui s'applique pour les protéines s'appliquent également pour les oméga. Dans un contexte pathologique, l'organisme aura des difficultés à transformer les oméga-3 ALA en oméga-3 EPA et DHA.

Absence de quelques vitamines et oligo-éléments : la difficulté à puiser ou à synthétiser des vitamines A, D, K2, B12 ou encore le zinc à partir des seuls produits végétaux.

Des fibres irritantes : les fibres sont présentes en quantité importante dans la plupart des végétaux. Bien qu'elles soient indispensables, elles peuvent devenir particulièrement irritantes lorsque les intestins sont enflammés. Ce qui accentue les inconforts digestifs. 

La présence d'anti-nutriments : les végétaux sont dotés d'anti-nutriments (lectines, phytates, saponines, inhibiteurs d'enzymes...), des substances ​qui entravent certains processus, telle que l'absorption des minéraux.

Ramiel Nagel, auteur du livre Cure Tooth Decay (Guérir la carie dentaire), a étudié de nombreux régimes alimentaires primitifs à travers le monde et a constaté que ces peuples avaient systématiquement recours à diverses méthodes de trempage ou de fermentation des végétaux tels que les noix, les graines, les céréales et les oléagineux. Ce qui diminuait leur teneur en anti-nutriment et les rendaient davantage digestes.

Pour autant, les diaboliser serait une erreur. Des études ont mis en évidence les propriétés anti-cancer de l'acide phytique, à condition que l'organisme soit en mesure d'en retirer tous les bienfaits. 

La quantité : pour obtenir une ration calorique suffisante avec une alimentation strictement végétale, il faut ingérer une quantité signifiante d'aliments plus ou moins complexes à digérer. Un organisme fort et sain sera capable d'en extraire tout ce dont il a besoin sans difficulté. Ce qui ne sera pas le cas d'un organisme épuisé, qui non seulement s'épuisera davantage mais risque de souffrir de carences. 

Les combinaisons alimentaires : une mauvaise maitrise des combinaisons alimentaires peut lourdement entraver la digestion d'un organisme affaibli.

Avec l'émergence du véganisme et de l'alimentation crue, internet pullule de délicieuses recettes sans produits animaux, mais pas forcément adaptées au système digestif. Il est facile de tomber dans ce piège tant les tentations sont nombreuses et alléchantes ! Si y céder de temps à autre ne pose pas de problème hormis quelques inconforts digestifs, en faire son régime alimentaire quotidien peut s'avérer catastrophique sur le long terme. 

végétarien ou omnivore

🥩

Nous l'avons vu, les produits animaux c'est un peu la facilité. C'est du travail pré-mâché... mais qui peu s'avérer extrêmement utile pour pallier à des cas de fatigue chronique, de mauvaise digestion et d'assimilation qui conduisent inévitablement à des carences.

À condition de savoir choisir ses produits et de ne pas en abuser.  

Des nutriments "prêts à l'emploi" : Inutile de revenir sur le cas des protéines, des oméga et de la vitamine B12. Je pense qu'à partir des 3 exemples cités plus haut (protéines, oméga-3 et vitamine B12), tu as compris en quoi consommer des substances "prêtes à l'emploi" fabriquées par les animaux peuvent t'être utiles dans un contexte spécifique.

​Il en est de même pour les vitamines A, K2, D ainsi que le zinc. ​​​

L'absence de fibres et d'anti-nutriments : Les produits animaux sont dépourvus de fibres et d'anti-nutriments, ce qui diminue les réactions inflammatoires et immunitaires.

​Des hormones​ de stress : la viande contient une grande quantité d'hormones de stress telle que l'adrénaline​ issue principalement du stress ressenti par l'animal au moment de l'abattage. Lorsque tes glandes surrénales sont fatiguées, elles ne produisent plus suffisamment ses propres hormones ​qui influencent ton humeur et ton énergie.

Manger de la viande chargée en hormones de stress te donnera la sensation d'avoir un regain d'énergie. Mais attention, ce qui peut sembler être une vertu n'est qu'en fait une "pseudo" vertu. C'est ce que nous allons voir ​dans le paragraphe suivant.

Leurs inconvénients quel que soit le contexte 

Les ​hormones de stress : ​ces mêmes hormones qui pouvaient sembler bénéfiques ne le sont que d'un point de vue symptomatique. ​​​​​​​​​Si elles suppriment momentanément les symptômes de la fatigue, en ​palliant au déficit de production des glandes surrénales, elles ne permettent pas à ces dernières de se régénérer. ​

Après des années à manger de la viande chargée d'adrénaline, les glandes surrénales s'affaiblissent et deviennent paresseuses. 

Les déchets métaboliques (urée, acide urique...) : un excès de protéines va entrainer une augmentation des déchets métaboliques qui, s'ils ne sont pas correctement éliminés, entrainent des altérations du foie, des reins, des articulations et du système cardio-vasculaire. À terme, ils favorisent également les cancers de l'intestin et du côlon. 

Un excès ​de graisse saturées : les produits animaux sont riches en acides gras saturés. Bien qu'ils soient nécessaires, ils doivent être consommés en quantité modérées au risque d'entrainer de​s troubles cardio-vasculaires, entre autres.

La nécessité de manger l'animal en entier : Pour bénéficier pleinement de toutes les vertus de la viande, il ne faudrait pas se contenter du manger seulement le muscle mais aussi les abats (foie, cœur, tripes, rognons, cervelle, langue...), le tout cru ​et ​rapidement après que l'animal ait été tué.

La qualité de la viandela viande telle que nous la connaissons aujourd'hui, principalement industrielle, est issue d'animaux nourris aux grains agrémentées ​de substances chimiques et délétères dont le seul but est d'augmenter le rendement : hormones de croissances, antibiotiques, tranquillisants, vaccins etc... 

Sans compter les traitements que la viande subit une fois découpée : conservateurs (nitrates, nitrites...) et même des colorants artificiels et des exhausteurs de goût pour améliorer l'aspect et la saveur ! 

Les cuissons à haute température : les fritures, le grill, le barbecue ou les cuissons trop longues ​produisent des substances hautement cancérigènes​. 

végétarien ou omnivore

​(Ce​ cliché a été pris exclusivement pour les besoins de cet article. ​En réalité, le bacon et moi n'avons​ très peu d'affinité 🙄

Alors végétarien ou omnivore ?

​Je ne te dirais jamais qu'un de ces deux régimes alimentaires est meilleur que l'autre. Parce que je ne suis pas dans ton corps, ni dans ta tête. Je ne sais pas quels sont tes besoins physiques, ​émotionnels et spirituels

Cependant, on peut en tirer la conclusion suivante : un régime sans aucun produit animaux (ou produit sous-animaux) n'est pas la panacée pour ​les personnes maigres en quête de kilos.

Cela ne veut pas dire qu'il te sera impossible de prendre du poids avec un régime strictement végétarien. Ni qu'il faut te gaver de viande. Cependant, ​des paramètres spécifiques devront être davantage pris en compte selon que tu sois végétarienne, végétalienne ou une mangeuse de viande. 

Si tu es une mangeuse de viande...

​Privilégie les viandes ​blanches telles que la volaille et le poisson, si possible de sources biologiques ou locales. Dans le cas contraire, assure-toi de sa qualité et de sa provenance. Idem pour les œufs et les produits laitiers si tu en consommes.

​Évite tant que possible la charcuterie industrielle qui contient un grand nombre d'additifs plus ou moins toxiques.

Certes, tu payeras sans doute tes produits un peu plus cher. Mais en diminuant l​a quantité au profit de la qualité et en complétant tes apports avec des protéines végétales, tu devrais pouvoir équilibrer ton budget. ​ 

​Réévalue tes besoins. Manger de la viande au quotidien n'est pas ​une nécessité !

Évite les cuissons à hautes températures telles que les grillades ou les fritures et opte pour la cuisson à l'étouffée ou à la vapeur douce. 

Si tu es​ végétarienne...

​Attention aux choix de tes protéines végétales. Les céréales et les légumineuses à tous les repas ​selon les conseils classiques de l'alimentation végétarienne ne sont absolument pas recommandées. Sur le long terme, c'est une catastrophe pour le biote intestinal ! ​

​Les exclure totalement durant quelques temps peut être une option à envisager, le temps de rétablir ta flore intestinale. Après quoi, tu pourras les réintroduire avec parcimonie.

​Privilégie d'autres sources de protéines telles que le chanvre, les graines de courges, la spiruline, les oléagineux, les graines de chia, le fenugrec ou encore le tofu lacto-fermentés. 

​Si tu es végétarienne, tu as sans doute conservé une part de produits animaux : œufs et peut-être, lait, fromage et beurre. ​Si les produits laitiers doivent être consommés avec parcimonie, selon la sensibilité de chacun, les œufs peu cuits (sur le plat ou à la coque) sont ​une bonne source de protéines, de graisse et d'oméga-3 lorsque les poules sont nourries aux graines de lin. 

Si tu te sens prête à faire provisoirement un pas en arrière, tu peux réintroduire un peu de poisson dans ton alimentation, notamment en hiver. Privilégie les anchois, les maquereaux, les sardines, le saumon sauvage d'Alsaka, les crevettes et les noix de St-Jacques ou encore les huitres, qui restent des produits relativement peu contaminés par les métaux lourds. 

L'appel du lait !

Je n'ai jamais été une amatrice de lait, même durant mon enfance. Non seulement je n'avais aucune appétence pour ce breuvage mais en plus, je ne le digérais pas​. Si bien que j'ai remplacé​ le lait animal par des laits végétaux il y a de cela une quinzaine d'années, sans regrets.

Aussi, durant un hiver passé, je fus ​grandement étonnée lorsque mon organisme me réclama du lait ! Ce fut comme un besoin viscéral que je n'avais jamais éprouvé.

lait et cookies

​Alors j'ai décidé de passer au dessus des dogmes et des mes croyances. J'ai commencé à boire un peu de lait cru et entier de vache jersiaise​, à raison d'un litre tous les 15 jours​. ​J'ai senti que ça me faisait réellement du bien et que je le digérais bien. Dès que le printemps est arrivé, le besoin a disparu et n'est jamais réapparu.

Il y a une différence entre consommer un produit au quotidien, dans une routine alimentaire, et consommer un produit de manière exceptionnelle pour répondre à un besoin ponctuel de l'organisme.

​Si tu es végétalienne...

Ton choix est honorable, bravo. Mais ton challenge sera à la hauteur de tes convictions. 

Les conseils donnés ​précédemment sont aussi valables pour toi. Envisager de faire un pas en arrière sera d'autant ​plus recommandé. Par exemple, réintroduire des œufs et un peu de beurre cru ​(si tu tiens à ne pas consommer de chair animale) voire même un peu de lait cru s'il passe bien, pourra t'être bénéfique notamment l'hiver où l'organisme a davantage besoin ​d'aliment​s gras et denses.

​Si tu désires ​absolument prendre du poids ​en ​gardant un régime végétalien, il va falloir nécessairement miser sur d'autres paramètres en plus de faire très attentivement attention à ton alimentation : du repos incluant un sommeil réparateur, un mode de vie au calme loin des sources de stress (physique ou psychologique)​, si possible à proximité de la nature​, ​dans un ​lieu suffisamment ensoleillée. 

Question : es-tu certaine de pouvoir réunir toutes les conditions nécessaires en l'état actuel des choses​ ? 

végétarien ou omnivore

​Et le bien-être animal, on en parle ?

​​Le végéta*isme n'est pas à la portée de tous. Si l'humanité entière est amenée un jour à vivre cette expérience​, cela ne se fera pas sans une longue transition​ et de nombreuses prises de conscience.

​À l'heure actuelle, nous sommes sans cesse confrontés à des batailles d'égo entre végéta*iens et mangeurs de viande si bien que nous ​sommes hélas témoins de comportements extrêmes : des végéta*iens qui prônent l'amour des animaux mais vouent une haine profonde envers l'humain. Et des ​omnivores qui, par provocation, vantent leur plaisir de manger de la viande, voire ​de tuer des animaux, sans aucune compassion.

Ces comportements extrêmes ne​ reflètent ​en rien le respect du vivant quel qu'il soit ​!

Que l'on soit omnivore, végétarien ou végétalien, nous devrions TOUS nous sentir concernés par le bien-être animal. ​Nous devrions commencer par ne plus accepter l'élevage intensif, les conditions de vie déplorables, la maltraitance dans les abattoirs ou encore l'expérimentation animale.

La bonne nouvelle, c'est que nous avons ​la capacité d'agir ensemble en ce sens, quels que soient nos choix alimentaires.

Ne plus consommer de produits animaux est​ une option, mais elle n'est pas la seule !

​L​'option la plus facile à mettre en œuvre dans le contexte actuel est de diminuer sa consommation ​​au profit d​e produits de qualité, issue d'animaux élevés dans le respect du vivant.

​Ainsi, en diminuant ta consommation d'animaux, tu peux opter pour une meilleure qualité sans​ dépenser plus. Tu fais vivre les producteurs locaux et tu n'alimentes plus la production à grande échelle. Tu réduis la souffrance animale et tu améliores ta santé !

​Pense aussi à privilégier les marques de cosmétiques qui assurent ne pas ​tester leurs produits sur les animaux !  😉

​Est-ce que chevaucher un mouton qui sourit est considéré comme de l'exploitation animale ? 🤔

saute-mouton

​À toi de jouer...

​Maintenant que tu as toutes les informations ​nécessaires, tu es apte à faire ton choix en toute conscience. Tu sais désormais que le meilleur régime est celui qui répond à tes besoins organiques,​ tout en respectant tes valeurs. 

​À l'issue de cette réflexion que je t'invite à faire, peut-être devras-tu remettre en question ton alimentation, ton mode de vie, tes convictions ou encore ta façon de consommer. Peut-être rencontreras-tu des difficultés à diminuer la viande ou au contraire à réintroduire un peu de produits anim​aux ou sous-animaux dans ton alimentation. 

Quoiqu'il en soit, ​reste à l'écoute de ton corps, lui seul sait ce qui est bon pour toi.

Partage sur les réseaux !
  • Bernard Mercier dit :

    Bravo Angélique pour ton blog et ta sincérité. Ton article me laisse cependant un petit peu sur ma fin… Il est un peu composé comme une recette de cuisine mélangeant les supposés besoins du corps et les aliments disponibles sur le marché. Les citations choisies font plus appel à des croyances qu’elles ne se basent sur les lois de la physiologie. Je trouve qu’il manque une question de fond qui pourrait s’exprimer de cette manière : quels sont les facteurs qui font que j’ai un poids inférieur à ce qu’il devrait être ?

    • Angélique dit :

      Bonjour Bernard,

      Le blog est un encore un bébé et est donc peu fourni. Bien sûr, je compte explorer et partager les facteurs qui contribuent à avoir un poids inférieur. C’est une question primordiale. J’ai d’ailleurs évoqué quelques pistes dans mon guide gratuit : https://toutesenformes.com/inscription/

      Je ne peux hélas pas tout aborder dans un seul article !

      Celui-ci avait pour objectif de faire comprendre l’importance d’être à l’écoute des besoins de son corps, ce qui peut parfois amener à faire des choix en dépit de ses convictions.

  • Karolina dit :

    Bonjour
    Un article très intéressant mais il y a des erreurs. Avez vois réellement étudié la question de protéines ?
    C’est tout le contraire ! Chaque scientifique vous dira que la protéine animale est très difficile à digérer et à assimiler, d’où la présence d’acide urique Justement. La protéine végétale est complète dans CHAQUE ALIMENT à l’exception de quelques aliments comme noix de macadamia qui est très riche en graisse donc pauvre en protéine. Pdt, épinards, bananes ou tout autre aliment contiennent tous les acides aminés nécessaires.
    Non nôtre corps n’a pas besoin de produits animaux pour ça et les fatigués c’est encore plus contradictoire car la digestion de produits animaux prend énormément d’énergie et de resources.
    Peut-être ça va vous inspirer à étudier ce sujet plus en détails.
    Très belle journée à vous

    • Thierry dit :

      Peu importe que tous les acides aminés soient présents, ce qui compte c’est ce qu’on appelle le facteur limitant : si un seul acide aminé essentiel est présent en très faible quantité, le corps ne va pas pouvoir utiliser les autres acides aminés présents en plus grande proportion pour synthétiser ces protéines… d’où des possibles carences si on a une mauvaise assimilation ou un régime alimentaire VG peu varié.

      Sur quelle base scientifique affirmez-vous que : “la digestion de produits animaux prend énormément d’énergie” ? C’est une affirmation idéologique qui n’a aucun sens.

      Voici les faits : les protéines végétales denses (légumineuses, etc…) sont souvent plus difficiles à digérer pour les personnes épuisées et possédant des problèmes de digestion (qui sont souvent concomitants) à cause notamment de leur enveloppe cellulosique et des sucres complexes qui les composent.

      Enfin concernant l’acide urique, ça n’en est aucun cas une spécificité des produits animaux mais des protéines tout court. Si vous vous gavez de protéines végétale en poudre ou d’oléagineux vous allez aussi avoir un excès d’acide urique.

      Bref, ce n’est pas aussi simple que ce que vous croyez, désolé… et c’est article le résume assez bien je trouve. 😉

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